match du 04/02/2017 : PBSM 93-81 angers eosl

Bonjour les supporters,
Bon allez on a tous assisté au même match et surtout à une très belle victoire de Pornic mais avons-nous vu la même chose.
Comme l’a dit Donald à l’issue du match, c’est une victoire qui fait du bien comptablement mais heureusement un match de basket-ball ne s’arrête pas qu’aux chiffres. Les stats c’est bien (et je sais de quoi je parle) et il y a de très belles prestations à ce niveau ci samedi soir, et là je suis obligée de souligner l’apport de Bojan avec ses 24 points et ses 15 rebonds (je parle de lui mais je pourrais en citer d’autres) mais il y a des choses qui ne se chiffrent pas. Oublions l’entame de match, oublions même le premier quart temps et attachons nous au reste.
Quelle défense quand on y pense sur les 30 minutes suivantes. Nous avons une équipe atypique, nous avons des joueurs qui ont besoin de voir le compteur s’affoler en attaque pour ensuite resserrer leur défense. Alors que bon nombre d’équipes et de joueurs ont besoin d’assurer leur base arrière et de verrouiller leur défense pour libérer leur confiance offensive et bien à Pornic on ne fait pas les choses comme les autres. Les Reds ont besoin de cet état de grâce en attaque, d’avoir une réussite arrogante pour se faire confiance sur une défense intraitable et elle le fût. Tout cela ne peut pas être chiffré on ne peut pas comptabiliser les attitudes.
Moi samedi j’ai aussi vu une équipe qui est sortie de son système classique , rendez-vous compte qu’à un moment on avait quasiment trois meneurs sur le terrain et que cela permet de faire évoluer sa façon de jouer et de sortir de son carcan et sans doute de reprendre du plaisir en tant que joueur.
Ce que l’on ne peut pas chiffrer non plus et parfois aussi ne pas voir (sauf en étant du bon côté du terrain) c’est l’état d’esprit d’un collectif. L’attitude du banc de touche fût exemplaire à ce titre samedi soir, que les garçons soient sur le terrain ou sur le banc, ils étaient ensemble.
Alors pour reprendre l’expression de Donald c’est une bonne bouffée d’oxygène qu’a pris l’équipe avec cette victoire mais il reste de la place dans la bouteille pour l’opération maintien, alors direction l'ïle de Ré pour faire le plein.

PORNIC – GRAVENCHON : 92-90 : Victoire au buzzer


Il restait 4 secondes à jouer, Pornic était mené au score de 2 points, ultime attaque pour les locaux sous la pression défensive de Gravenchon, la balle part à droite revient au centre et idéalement servi par Paccelis Morlende le ballon arrive dans les mains de Cédric Ferchaud qui libère son équipe et le public Pornicais par un tir primé plein de maitrise et de sérénité. Pornic s’impose dans la douleur.
L’ incertitude fût le maitre mot de la rencontre . Déjà sur le papier les deux équipes qui s’affrontaient ce soir naviguent dans des eaux très proches, Pornic dans le ventre dit mou du classement, ni en leader ni en danger et Gravenchon se battant  pour s’éloigner des premiers reléguables.
A l’issue du 1er quart temps même si on retrouvait Pornic en tête au score 24/23, aucune domination ne se faisait sentir, au contraire on pouvait s’inquiéter du jeu brouillon et des erreurs défensives des Pornicais. Le deuxième quart temps n’apportait pas plus de sérénité, seuls François Gomez par sa fougue et Bojan Davidovac semblaient pouvoir mettre le feu aux poudres. Pornic n’arrivait pas à prendre l’ascendant sur son adversaire qui lui rendait coup pour coup en dépit d’un effectif réduit mais où chacun apportait sa pierre à l’édifice. La mi-temps renvoie les équipes aux vestiaires sur le score de 45 à 42 pour Pornic.
Le 3ème quart temps fût très vite douloureux pour Pornic car Gravenchon reprit les choses en main et le score par la même occasion, pour mener en moins de deux minutes. Galvanisés par Amadie Mc Kenzie et Johann Papo, les Gravenchonnais ne lâchaient rien et conservèrent leur avantage tout au long de la période.
Lors de l’ultime quart temps le duo Davidovac et Gomez remirent à nouveau leur équipe sur les rails et la 1ère égalisation est arrachée à la 5ème minute. Le jeu devient rugueux, l’ambiance électrique, les fautes et incidents commencent à émailler le cours du jeu, les lancers francs deviennent déterminants. Les deux équipes se neutralisent, Pornic arrive enfin à décrocher une avance de 4 points à 12 secondes de la fin, le public pense respirer mais une perte de balle sur remise en jeu trop lente permet à Gravenchon de revenir, la libération viendra de Cédric Ferchaud au buzzer.
Dans le film les Parapluies de Cherbourg , l’histoire se déroule en trois partie : le Départ, l’Absence, et le Retour , hier soir à la salle Jean Nordez il y a eu aussi plusieurs actes qui ont mené à la défaite de nos bien aimés Reds.
Face à une équipe de Cherbourg invaincue dans sa salle, l’objectif était corsé et en dépit d’un mauvais DEPART, 4 fautes sifflées contre nous en 1’30 et aucune réussite aux shoots extérieurs, les Reds réussissaient à rester au contact à l’issue du premier quart temps 23-21. Ils passaient même devant au score à l’entame du second quart temps pour conserver d’ailleurs cet avantage (sans compter les égalités) jusqu’à la fin du temps réglementaire. Jusqu’à la mi-temps Pornic fait la course en tête mais ne creuse jamais l’écart, son avance oscille entre 3 et 6 points mais les artilleurs à 3 points de Cherbourg stoppent toutes les échappées pornicaises. Au retour des vestiaires, Pornic est toujours aussi combatif et porte même son avance à 9 points (49-58). Les deux équipes se rendent coup pour coup (de Parapluie…) et Cherbourg reste toujours dans le sillage des Reds (60-63 à la 27ème,  71-73 à la 33ème) mais à la 35ème tout est à refaire car Cherbourg arrache la première égalité 76-76. Pornic ne se disperse pas et relance la machine 78-82. Il reste 1’04 min à jouer mais cette minute-là va durer 8 minutes en vrai. 8 minutes entrecoupées de temps mort, de fautes, de coups de sifflets, de situations délicates …..8 minutes de tension pour chacune des deux équipes et pour le public qu’il soit Pornicais (nous étions 3 supporters) ou Cherbourgeois. Il reste 1’04 et Pornic mène de 3 points 86-89 puis d’un seul 88-89, on reprend un peu d’avance 88-91 mais Cherbourg égalise 91-91 à cinq secondes de la fin. Ultime temps mort à 1 sec 5 de la fin pour Pornic mais la dernière action bien que parfaitement menée n’est pas récompensée par un shoot concrétisé. En route pour la prolongation….. Cherbourg entame celle-ci de main de maître et le duo arbitral les aide bien en crucifiant Pornic d’une faute antisportive parfaitement cruelle alors que la même faute commise par Cherbourg (dans les dernières minutes du temps règlementaire) n’avait obtenue aucune sanction ni réparation. Tout est joué en 2 minutes et Cherbourg passe devant 96-91 (30 minutes après avoir passé le relais). Pornic n’y est plus et Cherbourg réalise le hold-up parfait dans un match plein d’intensité. Clap final 102-96.
Si il y avait une stat à retenir hier soir c’est celle-ci : 14 sur 29 aux lancers francs. Cette ABSENCE de réussite est alarmante à ce niveau-là de jeu. 15 points qui partent en fumée ou qui sont diluées par la pluie (de Nomandie)….Personnellement, bien énervée par ce fait hier soir, moi je convoque tout le monde à des sessions de lancers francs intenses....
Les Parapluies de Cherbourg est un film qui finit bien quand même, pas la fin sucrée, doucereuse et sirupeuse d’un film d’amour mais une fin raisonnable et raisonnée alors je suis heureuse quand même d’avoir vu sur le parquet LE RETOUR de nos Reds dans ce qu’ils ont de plus valeureux et combatifs. Alors oui il y a eu des errements, des égarements mais je vous le dis quand même il y a  de quoi être fier hier soir. Les Reds ont retrouvé le visage qu’on leur connait, il manque un petit peu de couleur mais la trêve hivernale devrait les aider à en retrouver un petit peu.